Les villes invisibles

Bao Vuong, Florian Nguyen, Sto Len
Hoang Nguyen, Dat Vu
Sandrine Llouquet

Proposée dans le cadre du Festival transdisciplinaire franco-vietnamien Krossing Over, l’exposition Les villes invisibles s’inspire, tout comme la seconde édition du festival, de
l’ouvrage éponyme d’Italo Calvino.
Les artistes du festival, pour la plupart bases à Hô Chi Minh-Ville, explorent, à travers les
travaux qu’ils présentent, la relation avec leur environnement citadin.
Ils abordent les notions de croissance, de mobilité, de croyance, de mémoire dans un jeu de
va et vient constant entre le local et le global.

 

 

 

danse:  Perinthia

Le 19 mai 2018 au metaxd’après les Villes invisibles de Italo CalvinoChorégraphe et danseur Nguyen Minh Tam
Plasticienne Sandrine Llouquet Musicien Benoit Bottex

Comme chez les sauvages – Laurent Lacotte

du 20 avril au 13 mai Laurent Lacotte

Les gestes de Laurent Lacotte interpellent le promeneur, s’immiscent dans notre regard et tentent de bousculer, souvent avec humour, nos certitudes.
Invité pour une résidence et une exposition au metaxu, il se confronte à la réalité de Toulon, à sa temporalité singulière, celle d’une ville en mutation et de son environnement en reconstruction. Autant d’opportunités pour lui d’imaginer ses actions poétiques et d’interroger les contradictions du territoire.

Après une semaine de travail au metaxu Laurent Lacotte propose une série de pièces qui examine les déplacements migratoires.  Un chemin dans le metaxu qui sonde notre relation aux flux des personnes, à nos libertés politique et poétique l’exposition.

 

hydrogynesis – Alexis Cicciù, Eva Galtier, Tatiana Karl Pez, Philippe Turc, Hazel Ann Watling et Robert Watling

du 5 au 15 avril 2018
Alexis Cicciù, Eva Galtier, Tatiana Karl Pez, Philippe Turc, Hazel Ann Watling et Robert Watling

Le metaxu propose une exposition collective qui réunit des artistes inspirés par l’esthétique sous-marine.
hydrogynesis est un mot hybridé à partir de deux racines grecques δωρ/hýdōr (eau) et yuvη/guné (relatif aux femmes).
Le temps d’une plongée dans l’image, six artistes interrogent avec malice la figure mythologique de la sirène, les motifs aquatiques et notre appétence au voyage maritime et ses saveurs salées.

 

mâtottem – Judith Espinas


Le metaxu invite l’artiste Judith Espinas à Toulon pour une collaboration en deux temps, deux lieux. L’artiste emporte avec elle une oeuvre achevée et des recherches en cours pour rejouer sur place le temps d’un atelier résidence sa pratique.
Les artistes du metaxu Benoît Bottex, Jean-Loup Faurat, Pauline Leonet et Bénédicte Thoraval quand à eux créent un espace hybridé, un paysage inattendu pour accueillir son oeuvre.
Le second volet se déroulera à Bruxelles, les artistes déplacent à leur tour une oeuvre depuis Toulon et Judith Espinas développe un contexte pour poursuivre le dialogue.

pièces détachées – Léna Durr

Léna Durr expose ses photos au metaxu, l’occasion de les montrer aux jeunes collectionneurs du département, l’occasion de découvrir ses livres de collections .

 

« Les œuvres que je propose trouvent leur origine dans ma collection d’objets émanant de la culture populaire, qui témoigne non seulement de la dérive vers une société de consommation qu’elle subit depuis la deuxième guerre mondiale mais aussi de sa résistance. Je rends compte de celle-ci dans une série de livres d’artiste qui montrent, de façon ordonnée et exhaustive, les différents objets qui la constituent.
C’est dans ces collections que je puise l’essentiel des éléments qui contextualisent mes installations et mes mises en scène photographiques. Si l’on pourrait croire un instant à du reportage, on se rend vite
compte que tout est factice. Ce sont des mises en scène où tout est pesé : les modèles et les lieux, qui ont fait l’objet de castings et de repérages, ainsi que les objets qui les entourent et qui les peuplent.
Ancré dans cette tension entre culture populaire et culture savante, entre cité et campagne, entre l’adolescence et l’âge adulte, c’est un travail qui se place en lisière; à la fois dans cet espace liminal des villes mais aussi en marge des cadres normatifs de la société actuelle. »

 

une exposition VRRRR 2017

Un festival Vrrrr est depuis 6 ans, une expérience du temps du dessin. Dans une relation hors-norme avec le public, les dessinateurs transforment pendant 3 jours le musée de Toulon en un atelier géant. Une aventure suspendue, sauvage et contagieuse… Cette exposition est un échange avec tous les participants des précédentes éditions.

www.manoeuvrrrr.fr

 

do you really want to hurt me ? – Pierre Beloüin

Exposition personnelle de Pierre Beloüin au Metaxu
Du 29 Septembre au 21 Octobre 2017

Avant d’être un espace d’art associatif, ce qui est désormais le Metaxu était un des centre de gravité du marché noir des environs. C’était en quelque sorte le quartier de la pègre, jalonné de bars à entraîneuses. Ces murs étaient fréquentés par le tueur en série Roberto Succo, lequel avait commencé sa carrière en tuant père et mère.

L’histoire était trop belle pour Pierre Beloüin ne saisisse pas l’opportunité. A plus forte raison, l’artiste est lié d’une certaine affection pour Toulon, la ville dans laquelle il a fait une partie de sa formation.
Pierre Beloüin a souhaité faire revivre l’esprit des lieux et de leur passé trouble. Il s’est livré à un important travail d’investigation pour retrouver des documents liés aux événements qui se joués là. L’exposition Do You Really Want to Hurt Me ? réunit principalement des pièces totalement inédites.
C’est le cas de la série Submarines, consistant en six posters photographiques montrant la vie de militaires en mer et au port. Il refait également l’enseigne du bien nommé Bar d’enfer, lequel était assidument fréquenté par le tristement célèbre Roberto Succo.
Comme c’est régulièrement le cas pour l’artiste, l’exposition témoigne du goût de l’artiste pour la parodie. Le titre lui-même est parodique. Deux sculptures sont notamment marquées par une certaine ironie. Acid Bath est par exemple un aquarium d’acide, avec ses pierres en décomposition et ses éponges décoratives. Il rappelle les bassins dans lesquelles des victimes pouvaient finir, histoire de faire disparaître les corps dans l’espoir du crime parfait, mais cette fois à l’échelle domestique. Une nouvelle pièce, réalisation déjà centrale dans son œuvre, achève le tableau. L’artiste conçoit en effet une Fontaine de rhum. C’est un élément décoratif tels que ceux qui ornent les massifs et les points d’eau des propriétés kitsch, au détail près que le mécanisme pompe du rhum. Cette fontaine s’ajoute brillamment à celles qu’a connu l’art jusqu’ici.
Pierre Beloüin collabore aussi avec Jean-Loup Faurat d’Hifiklub pour l’installation Whimpers, une pièce sonore diffusée par le système de ventilation de la galerie. L’espace devient ainsi habité, comme fantomatique, faisant revivre la mémoire de la pègre qui sévissait là.
Deux pièces plus anciennes sont revisitées par l’artiste pour l’occasion, le Bas-Relief de cannettes de bière et une version inédite de Vague froide, plan séquence sur l’eau fendue par un bateau sur la méditerranée, au large de Toulon.

 

cabane, clac, shack ! – Bénédicte Thoraval et Jérôme Souillot

 

Deux artistes issus des précédentes éditions de VRRRR (2015, 2016) se (re)trouvent pour investir à quatre mains l’espace du metaxu.
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Leur exposition, entre dessin et installation, nous plonge dans un univers apparemment délicat, en lien avec les cabanes de notre enfance, les cachettes imaginaires où se déroulent/se sont déroulés nos rêves d’enfant…
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Jérôme Souillot (toulouse) est plasticien, il dessine des rébus, des totems, des images d’Épinal, questionne le regard et joue avec notre capacité à reconnaître. Les traits invoquent les registres familiers de la bédé ou du dessin-animé mais fabriquent des ambiguités.
Bénédicte Thoraval (toulon) est artiste ; sa relation à la nature est primordiale ; elle observe de façon contemplative, presque méditative…Entre l’observation et le dessin, beaucoup de perte, comme dans la pratique du Haïku, ces petits poèmes visant à célébrer l’évanescance des choses.